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Economie, historique

Ce document est un bref historique de l’activité économique dans le domaine de l’exploitation forestière du village de Marsoui .(ref:livre « Marsoui d’hier à aujourd’hui »

Introduction

Marsoui dans années 50

M arsoui est un petit village à vocation forestière depuis 90 ans environ. L’exploitation forestière, dont le sciage des bois résineux demeurent les principales activités. L’exploitation des feuillus (bois francs),bouleau,érable tint aussi une place importante dans ce secteur d’acitivité. La fibre servait pendant les années 1920 à 1955 à la production des bois de fuseaux (barreaux) utilisés pour le textile. Ces bois(feuillus) étaient destinés pour le marché européen. Toute cette production de feuillus était acheminée par bâteau sur le marché européen et leur tranport se faisait par bateau. La pêche était une activité de subsistance seulement et pratiquée de manière artisanale.

1911

Construction de la première petite scierie à Marsoui par M. Simard. M. Auguste Leclerc, originaire de Ste-Anne-Des-Monts l’aurait remplacé vers 1912.

1915

M. Moîse Gasse et ses fils opèrent une scierie et se spécialisèrent également au

Moulin de Monsieur Moise Gasse

débitage des barreaux ou de fuseaux destinés à l’exportation.

Cette petite industries était située dans le temps, près du ruisseau(de la fabrique), c’est-à-dire èa l’est de la résidence de M. Paul-Aimé-Gagné. Elle employait 50 à 65 hommes sur deux factions. Le premier moulin brûla en 1928, ce dernier fût reconstruit en 1929. M. Gasse possédait un magasin situé près de sa demeure et une cookerie pour nourrir ses employés. Le bois était transporté par des chevaux des chantiers jusqu’au moulin. Aprèz le débitage le bois est livré par « flat et chaland » sur les voiliers qui mouillent au large pour la livraison èa Québec ou Montréal.

1916 À 1918

Durant ces années une petite compagnie »La Scoggle » opéra un moulin à scie, de bois résineux, qui était construit près de l’embouchure de la rivière, c’est-à-dire à proximité de la résidence de M. Wilbrod Lever et M. Berthol Hébert.

1918 À 1928

Durant cette période, une compagnie américaine du nom de « Marsoui Lumber Cie Ltd » venant de Boston reprit la scierie « Scoggle » en lui faisant subir d’importantes transformations afin d’en augmenter la production (8-1millions p.m.p). Cette production était dirigée vers le pays d’outre-mer. M. Hatch, homme très généreux, possédait un magasin situé à l’emplacement de M. Siméon Sohier. Cette compagnie a fait construire des maisons pour les louer à ses employés.

Il faut souligner aussi que pendant toutes ces années, d’autres scieries ont vu le jour. Elle ont scié du bois pour leur propriétaire et pour quelques ventes aussi. Chacun construisait sa maison avec du bois scié dans le voisinage, selon leurs besoins.

  • M. Jos Lafontaine
  • Georges Castonguay
  • Virgile Henley
  • Louis Bernatchez (Situé à la colonie)

1936 À 1970
Alphonse Couturier

Alphonse Couturier

A. Couturier & Fils, présidée par M. Alphonse Couturier arrive à Marsoui le 19 octobre 1936. M. Couturier a déjà 52 ans à son arrivée. Suite à la crise économique qui sévit durant ces années difficiles, il vient de perdre sa scierie du Témiscouata dans une faillite. Prenant son courage à deux mains, il recommence à zéro. Après ses débuts modestes et difficiles, nous verrons sa nouvelle entreprise prendre de l’ampleur et devenir une scierie très importante de la Gaspésie. Intelligent, débrouillard et travailleur telles sont les principales qualités

de cet homme. Il est secondé par ses trois fils: Lucien,Léo et Oscar. Un autre de ses fils devint Mgr Gérard Couturier( évêque de Hauterive). Deux individus de forte compétrence ont suivi M. Couturier: M. Joseph Tremblay(Ti-Blanc) machiniste et M. Cyrice Lebel, menuisier, »limer ». Ce dernier s’est vu accorder la fonction de surintendant des usines de 1936 à 1970. Un autre nom à retenir est celui de Mlle Luce Gagné qui occupait la fonction de commis sénior èa la paie.

Monsieur Alphonse Couturier fit construire, à l’automne 1936, une scierie sur la montagne à l’est de Marsoui (ancienne route No 6, Boul. Perron) pour y produire du bois de construction (résineux) et par période, du bois de fuseaux. Le produit était empilé pour séchage dans une cour située sur la montagne, avant d’être transporté par camions vers les quais pour fins d’expédition sur divers marchés pour les qualités de choix et vers le marché de Montréal et des Etats-Unis pour les bois de qualité inférieure. La firme financîère J.W. Dun-can de Montréal, avait été retenue pour le financement des opérations de l’entreprise Couturier.

En 1940, la direction de l’entreprise Couturier décide de faire construire une scierie plus importante dans la localité de Marsoui. Elle était située sur le terrain à proximité de la rivière actuelle et de la montagne. Cette scierie produisait du bois de sciage destiné à la construction, en plus d’être aménagée

pour y débiter des bois de fuseaux pendant la période hivernale. Malheureusement, un dimanche après-midi de mars 1942, un incendie détruit totalement l’usine. Le feu fut allumé par le brûleur extérieur à déchets (communément appelé « enfer »). 1942 à 1943: Considérant que M. Couturier était un homme armé de qualités vraiment remarquables: courage extraordinaire, tenacité, dons administratifs, il contourna une fois de plus ce problème et fit construire une autre scierie qui opéra sans subir de transformations majeures jusqu’à l’opération de 1964 terminée. Dans un premier temps, le bois était tout d’abord coupé dans les chantiers par les bûcherons; ensuite, il était transporté par camions l’été ou l’hiver, par la « lumbarge » (sorte de tracteur tirant des « sleigh » de bois). Après le débitage du bois à l’usine, il était empilé dans la cour attendant son expédition vers les marchés extérieurs.

Comme industriel éclairé, monsieur Couturier désirait faire face aux

exigences du nouveau marché tout en assurant la rentabilité future de son industrie en lui faisant subir des transformations importantes au chapitre des immobilisations. Il fit isoler sa bâtisse pour étendre sa production annuelle de 6 à 11 mois afin d’atteindre une production de 18 millions de P.M.P. Il y ajouta des écorceurs dans le but d’y produire des copeaux en plus de la latte, de manière à pouvoir récupérer un plus grand rendement à l’arbre pour rentabiliser au maximum son entreprise, Il ajouta une usine de rabotage munie des équipements les plus modernes pour le temps. Il devient par la suite un des principaux producteurs de bois de construction (bruts et rabotés) de l’Est du Québec. Son entreprise plaçait du bois dans plusieurs régions du Québe c@ Bas St-Laurent, Gaspésie,

Montréal, divers états américains en plus d’exporter plus de 70% de sa production outre-mer. En plus de son usine M. Couturier possédait un magasin général et un bureau(office) situé au centre du village.

MINES CANDEGOS 1945-954

À treize milles au sud-ouest de Marsoui se situe la mine Candego. Elle fut en opération de 1945 à 1954. On y exploitait le plomb et le zinc. La prospection débuta en 1938 avec M. CÔté et M. Kervin, M. Marcel Arseneault et M. Troop, ingénieur. La mine appartenait à une compagnie américaine, la « McDonald ». Les débuts de la prospection furent difficiles car il n’y avait pas de chemin, seulement un petit sentier. Les hommes devaient monter en voiture à cheval par les lacs Couturier et à mi-chemin, chausser les raquettes pour gravir la montagne.

Le surintendant de la mine se nommait M. Larry Gibson; les semaines

Les employés de A. Couturier & Fils dans les années 60.

de travail étaient longues: 12 heures par jour, sept jours par semaine. Le minerai était exporté par bateau du quai de Marsoui ou de MontLouis vers le New-Jersey ou la Hollande. La mine ferme en 1954 pour cause de faillite. Elle n’est plus en opération depuis cette date. Beaucoup d’hommes y ont travaillé: messieurs Marcel Arseneault, Gérard Mimeault, Maurice Deschênes, Jean-Marc Dion, Renaud Lavoie, Jean-François Bernatchez et notre indien, monsieur Frank Nicolas comme gardien.

1970 À 1972

M. Alphonse Couturier s’étant retiré de la direction de l’entreprise

depuis l’année 1967, il en confiait la direction générale à son plus jeune fils, « Oscar ». Hé-las, la nuit du 21 novembre 1970, sa scierie est rasée par les flammes, soit une valeur estimée à $2,800,000 . L’entreprise créait déjà 529 emplois directs et indirects en distribuant dans la région plus de 1 500 000$ en salaires. Voilà que la seule industrie créatrice d’emplois était détruite pour une deuxième fois en 28 ans.

En 1972: M. Oscar Couturier décida de faire construire une petite scierie pour terminer le débitage de plus de 8 000 000 pieds de bois en grumes laissés en forêt. Ce petit moulin devait opérer 2 quarts de travail pendant les premiers mois de 1972 afin de permettre de liquider les inventaires des bois sciés et préparés à une usine de rabotage temporaire organisée pour une meilleure mise en marché. Après quoi, c’était la grande noirceur pour les travailleurs de Marsoui.

1972

Avec une garantie d’approvisionnement, M. Oscar Couturier forme une nouvelle société, permettant dans un premier temps de conserver la valeur de ses actifs immobiliers en plus de tenir compte d’une certaine responsabilité morale au niveau des travailleurs et de la population en général.

La nouvelle compagnie fut incorporée sous le nom de « Bobois Ltée ». Le M.E.E.R. accordait une subvention au montant de 688 166$ pour la reconstruction d’un nouveau complexe industriel à Marsoui qui devait créer 75 emplois directs aux usines.

Les travaux de construction des usines débutèrent en juillet 1972, c’est-à-dire 20 mois après l’incendie de novembre 1970.

1974 À 1980

Les actionnaires de la compagnie « Bobois Ltée » vendent leurs actifs à la compagnie « Consolidated Bathurst Inc. » qui devenait le nouvel investisseur en juillet 1974.

19 juin 1980: Hélas la compagnie C.B. Inc., ne parvenant pas à rentabiliser ses opérations, annonçait officiellement la fermeture définitive de ses opérations à Marsoui dans une lettre distribuée à ses employés en date du 19 juin 1980. La région venait de perdre une très importante industrie créatrice d’emplois, puisque 616 emplois directs et indirects étaient rayés de la péninsule gaspésienne. La scierie ferma ses portes le 5 décembre 1980.

Lundi le 26 octobre 1981, « Les Produits forestiers Lacroix Ltée », à titre de nouvelle administration, embauche vingt employés pour réouvrir l’usine de rabotage afin d’y préparer 2 millions de P.M.P. de bois scié, laissés en inventaire par la C.B. Inc.

Le 13 novembre 1983, la compagnie « Produits forestiers Lacroix » (Yvan Lacroix) déclare faillite. C’est encore l’incertitude et l’angoisse pour la population.

En novembre 1984, « Bois de l’Est », une filiale de la Société Rexfor, acquiert l’usine pour un peu plus d’un demi-million de dollars.

1985

Acquisition de l’usine par Donohue Matane (division Marsoui)

1986

Naissance de Marsoui Diesel Inc, propriété familiale sous contrôle de Louis-Zénon Bélanger, fondée en avril 1986.auquel se sont associés au fil des années ses deux fils, Carl et Michel. Les secteurs d’activité sont: Aménagement forestier, plantation, éclaircie pré-commerciale exploitations forestières, mécanique d’usinage, soudure, produits pétroliers.

1994

Acquisition de l’usine par Guildo Deschênes. L’entreprise aura comme raison sociale « Bois Marsoui Gds Inc. »

Voici quelques photos des années 60-70  qui relatent l’activité économique.

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